
La loi du 27 juin 2018 pour un nouveau pacte ferroviaire, qui transpose le quatrième paquet ferroviaire européen, organise l'ouverture progressive à la concurrence des services ferroviaires régionaux.
Les Régions deviennent progressivement responsables du lancement d'appels d'offres pour l'exploitation de leurs TER (Train Express Regional).
En parallèle, la Région Grand Est affiche très tôt sa volonté d'être pionnière.
David Valence, vice-président aux transports, annonce dès janvier 2018, que la Région souhaite anticiper le mouvement et ouvrir une partie de ses TER dès 2021, avec des objectifs affichés d'amélioration de la qualité de service, de maîtrise des coûts, d'augmentation de l'offre de transport et de préparation à l'après-monopole SNCF.
La Région comprend rapidement qu'elle devra acquérir des compétences jusque-là largement détenues par l'opérateur historique : conception de l'offre, gestion du matériel roulant, marketing, information voyageurs, suivi des contrats et préparation des appels d'offres.